FR-Evangile-illustre-2016-10-08 Logo Évangile
L'évangile du jour
« Heureuse la mère qui t’a porté en elle ! » (Lc 11, 27-28)

En ce temps-là, comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t’a porté en elle, et dont les seins t’ont nourri ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »


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Pour une fois l'Évangile nous rapporte la réaction d'une femme à la prédication de Jésus. Elle élève la voix du milieu de la foule et s'écrie : "Bienheureuse celle qui t'a porté et allaité !"

La femme ne réagit pas d'abord à propos du contenu de l'enseignement de Jésus ; elle ne dit pas non plus ce qui l'a frappée dans sa personne, mais elle se compare instinctivement à une autre femme, à cette mère qui a eu la chance d'enfanter puis d'élever un tel fils : "Qu'elle peut être fière, cette femme-là, d'avoir un garçon comme toi !"

Réaction maladroite ? Réaction naïve ? Peut-être, mais c'est la réaction profondément humaine d'une femme pour qui chaque maternité est le début d'un grand rêve, et qui réalise sa vie à travers le destin de ses enfants.

Jésus, bien loin de repousser cette brave femme, saisit au bond ce qu'elle vient de crier, et il va s'en servir pour préciser une fois de plus le sens de sa mission, en apportant deux correctifs importants.

Tout d'abord le bonheur qu'il apporte n'est pas réservé à une femme, mais ouvert à tous les croyants.

Le secret de sa naissance, l'initiative inouïe prise par Dieu dans la vie de Marie, les merveilleuses années de Nazareth, ce n'est pas cela que Jésus veut souligner, car c'est le versant admirable et indicible de la vie de Marie. Ce que la femme a crié, bien des femmes sans doute le pensaient, mais ce n'est pas ainsi que Jésus se représentait la sainteté et le bonheur de sa propre Mère.

Certes le destin de Marie était exceptionnel. La Mère du Messie ne pouvait être qu'unique ; la  Mère du Fils de Dieu ne pouvait être qu'une femme intensément aimée, éternellement choisie, amoureusement préparée. Mais cela, c'était l'affaire de Dieu seul, c'était le sillage laissé sur la terre des hommes par le dessein de Dieu. Ce que Jésus avait à cœur à propos de sa Mère, c'était de mettre en lumière non pas tant l'inouï de son destin que la qualité de sa réponse à Dieu. Marie a porté et nourri Jésus: en cela elle n'est pas imitable, et sa béatitude n'est pas partageable. Mais ce qu'il y a de quotidien et d'imitable dans l'attitude de Marie, voilà ce que Jésus veut retenir pour l'universaliser : "Heureux ceux, heureux tous ceux qui entendent la parole de Dieu et qui la gardent!"

C'est encore un portrait de sa Mère, mais c'est celui-là que Jésus préfère, car devant cette attitude de la Servante du Seigneur repassant en son cœur les paroles de Dieu jusqu'à ce qu'elle s'accomplissent, chaque fils, chaque fille de Dieu peut se dire : "Je peux lui ressembler, je vais lui ressembler" ; et cette icône-là, celle que Jésus avait dans les yeux et le cœur, garde avec nous tous un air de famille.

Au fond, la femme, dans la foule, ne se trompait pas en passant du Fils à la Mère, en liant la Mère au destin de son Fils ; mais elle se méprenait sur le niveau du vrai bonheur et sur la vraie source des Béatitudes, et c'est là que Jésus apporte une deuxième nuance, essentielle à ses yeux.

Le vrai bonheur de Marie, son bonheur imitable, ne se situe pas au niveau des affections familiales; ce n'est donc pas une question de chance ni de fierté. Et la vraie source des Béatitudes, pour elle comme pour nous, c'est l'accueil de la parole de Jésus, et non le sentiment de sa proximité.

Marie, la personne humaine qui fut la plus proche de Jésus par la chair et par le cœur, fut surtout celle qui vécut le plus intensément de sa parole. C'est bien ce qu'Elisabeth a crié, par la force de l'Esprit, au jour de la Visitation : "Bienheureuse celle qui a cru ce qui lui a été dit de la part du Seigneur !"

À quoi la Vierge a répondu, en s'abritant, dans son humilité, derrière la puissance de Dieu :

"Tous les âges me diront bienheureuse, parce que le Puissant a fait pour moi de grandes choses".


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
6 octobre 28
Lieu
Gérasa
Livre
Tome 4 - ch 288.6
2ème année vie publique

          (...) La voix perçante d’une femme, limpide comme un chant d’alouette, s’élève au-dessus du brouhaha de la foule pleine d’admiration, chantant la nouvelle béatitude, c’est-à-dire la gloire de Marie :

       « Heureuse la mère qui t’a porté dans ses entrailles et qui t’a nourri de son lait ! »

       Jésus se tourne vers la femme qui exalte la Mère par admiration pour le Fils. Il sourit, parce que cet éloge de sa Mère lui est doux. Mais il répond :

       « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. Fais cela, femme. »

       Sur ce, Jésus bénit et se dirige vers la campagne, suivi des apôtres qui lui demandent :

       « Pourquoi as-tu dit cela ?

       – Parce que, en vérité, je vous dis qu’au Ciel on ne mesure pas avec les mesures de la terre. Et ma Mère elle-même sera heu­reuse, moins en raison de son âme immaculée que pour avoir écouté la Parole de Dieu et l’avoir mise en pratique par l’obéissance. Le “ que l’âme de Marie soit faite sans fautes ”, c’est un prodige du Créateur. C’est à lui donc qu’en va la louange. Mais le “ qu’il soit fait de moi selon ta parole ”, c’est un prodige de ma Mère. C’est donc en cela que son mérite est grand. Si grand que c’est seulement en raison de cette capacité à écouter Dieu parlant par la bouche de Gabriel, et pour sa volonté de mettre en pra­tique la parole de Dieu sans rester à soupeser les difficultés et les douleurs immédiates et futures qu’allait susciter son adhésion, qu’est venu le Sauveur du monde. Vous voyez donc qu’elle est ma bienheureuse Mère non seulement parce qu’elle m’a engendré et allaité, mais parce qu’elle a écouté la Parole de Dieu et l’a mise en pratique par l’obéissance.

       Mais maintenant, rentrons à la maison. Ma mère savait que j’étais dehors pour peu de temps et pourrait s’inquiéter en voyant que je tarde. Nous sommes dans un pays à demi païen. Mais, en vérité, il est meilleur que les autres. Aussi partons, et tournons derrière les murs pour échapper à la foule qui me retiendrait encore. Allons, passons vite derrière ces bosquets touffus… »

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