FR-Evangile-Illustre-2016-05-10
May 26, 2020 - Saint Philippe Neri
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L'évangile du jour
« Père, glorifie ton Fils » (Jn 17, 1-11a)

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ. Moi, je t’ai glorifié sur la terre en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire. Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père, de la gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe. J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole. Maintenant, ils ont reconnu que tout ce que tu m’as donné vient de toi, car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données : ils les ont reçues, ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi, et ils ont cru que tu m’as envoyé. Moi, je prie pour eux ; ce n’est pas pour le monde que je prie, mais pour ceux que tu m’as donnés, car ils sont à toi. Tout ce qui est à moi est à toi, et ce qui est à toi est à moi ; et je suis glorifié en eux. Désormais, je ne suis plus dans le monde ; eux, ils sont dans le monde, et moi, je viens vers toi. »


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Méditer avec les Carmes
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Longtemps après les événements de la Passion et de la Résurrection, après avoir médité durant des années les paroles de Jésus, Jean a voulu fixer pour nous le testament spirituel de son Maître. Il l'a fait dans cette longue prière du chapitre 17, qui nous apporte un écho direct du repas d'adieux du Seigneur. On l'appelle souvent prière sacerdotale, parce que Jésus l'a prononcée au moment où il allait librement donner sa vie pour le salut du monde.

C'est bien une prière, en effet : Jésus "lève les yeux au ciel", selon son habitude. Il s'adresse à Dieu en lui disant : "Abba, Père". C'était, dans sa langue, un nom de tendresse filiale, et cette familiarité de Jésus avec Dieu dans sa prière avait toujours frappé ses disciples.

Par ailleurs certaines phrases de cette prière rappellent les demandes du Notre Père :

- "Que ton nom soit sanctifié" reparaît ici sous une autre forme : "Que ton Fils te glorifie ... Tu m'as donné ton nom".

- "Que ta volonté soit faite" devient ici, dans la bouche de Jésus : "J'ai achevé l'œuvre que tu m'as donné à faire".

- "Délivre-nous du mal" affleure plus loin dans cette même prière : "Père, garde-les du mauvais".

L'Évangéliste nous a donc conservé là quelque phrases typiques de la prière de Jésus ; mais deux traits nouveaux donnent à ces confidences du dernier soir une tonalité toute spéciale.

Tout d'abord, en même temps qu'il prie son Père, Jésus semble s'adresser à nous. Il prie tout haut, et se révèle à travers sa prière. Il se découvre à nous comme le confident du Père, et il parle de la joie qu'ils avaient ensemble avant que le monde commençât, avant qu'il y eût des hommes pour connaître ou rejeter Dieu, avant que fût lancée l'histoire de la liberté et du salut.

Un autre trait inattendu de cette prière sacerdotale est que Jésus commence ainsi : "Père, l'heure est venue". D'instinct nous comprenons que Jésus veut parler de ses souffrances qui approchent et de sa mort, qu'il a plusieurs fois prédite. Mais il y a plus. Car Jésus parlait souvent de "son heure". Il disait : "Mon heure n'est pas encore venue", l'heure où "le Fils de l'Homme doit être glorifié". Pour Jésus, l'Heure englobait tout son passage au Père, et donc à la fois ses souffrances, sa mort, sa résurrection, son entrée dans la gloire, et même, semble-t-il, le don de l'Esprit Saint aux hommes. L'heure de Jésus, c'est une sorte de grand moment qui commence dans le temps et qui débouche dans l'éternité, dans la gloire.

"Père, l'heure est venue" : Jésus est conscient que la mort désormais est inéluctable ; mais pour lui cette mort va marquer l'entrée dans la vie nouvelle.

Nous comprenons alors l'insistance avec laquelle Jésus revient, au cours de la Cène, sur le thème de la gloire : "Père, l'heure est venue; glorifie ton Fils".

Étrange prière... Mais Jésus, par deux fois, explique pourquoi il demande d'être glorifié.

La première raison est qu'il est en train de terminer sa mission terrestre : "J'ai achevé l'œuvre que tu m'as donné à faire; et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi". Le deuxième motif est que Jésus, une fois glorifié dans son humanité sainte, va continuer son œuvre sans plus être bridé par les limites terrestres : "Père, glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie". Et comment Jésus va-t-il s'y prendre désormais, au-delà de la mort, pour glorifier le Père ? - En "donnant la vie éternelle" à tous ceux que le Père lui a donnés. Ainsi, en demandant d'être glorifié, Jésus se soucie encore de nous, pour nous introduire dans la vie, dans sa vie.


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
4 avril 30
Lieu
Jérusalem
Livre
Tome 9 - ch 600.41
Préparation à la Passion

Enseignement de Jésus :

     « De l’épisode de la Cène, en plus de la considération de la charité d’un Dieu qui se fait nourriture pour les hommes, quatre enseignements principaux ressortent.

     (…) Troisièmement : seuls peuvent être maîtres d’eux-mêmes et supporter les offenses — cette charité sublime par-dessus tout — ceux qui mettent au centre de leur vie la loi de charité, que j’ai proclamée, et non seulement proclamée, mais pratiquée réellement.

     Vous ne pouvez imaginer ce qu’a pu être pour moi la présence à ma table de celui qui me trahissait… devoir me donner à lui, m’humilier devant lui, partager avec lui la coupe rituelle, poser mes lèvres là où lui les avait posées et demander à ma Mère d’en faire autant… Vos médecins ont discuté et discutent encore sur la rapidité de ma fin. Ils en voient l’origine dans une lésion cardiaque due aux coups de la flagellation. Oui, à cause de ces coups aussi mon cœur était devenu malade. Mais il l’était déjà depuis la Cène, il était brisé, brisé sous l’effort de devoir subir à côté de moi le traître. C’est à partir de cet instant que j’ai commencé à mourir physiquement. Le reste n’a été qu’une aggravation de l’agonie qui existait déjà.

     Tout ce que j’ai pu faire, je l’ai fait, car je n’étais qu’un avec la Charité. Même à l’heure où le Dieu-Charité s’éloignait de moi, j’ai su être charité car, pendant trente-trois ans, j’avais vécu de charité. On ne peut parvenir à une perfection telle que celle qui demande de pardonner et de supporter celui qui nous offense si on n’a pas l’habitude de la charité. Moi, je l’avais, de sorte que j’ai pu pardonner et supporter ce chef-d’œuvre d’offenseur que fut Judas. (…)

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