FR-Evangile-Illustre-2015-02-16
February 17, 2020 - Saint Alexis Falconieri
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L'évangile du jour
« Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? » (Mc 8, 11-13)

En ce temps-là, les pharisiens survinrent et se mirent à discuter avec Jésus ; pour le mettre à l’épreuve, ils cherchaient à obtenir de lui un signe venant du ciel. Jésus soupira au plus profond de lui-même et dit : « Pourquoi cette génération cherche-t-elle un signe ? Amen, je vous le déclare : aucun signe ne sera donné à cette génération. » Puis il les quitta, remonta en barque, et il partit vers l’autre rive. 


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Méditer avec les Carmes
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Il y a deux jours, à propos de la guérison d'un sourd-muet, l'Évangile nous parlait déjà d'un soupir de Jésus, sans expliciter la raison de ce soupir.

Aujourd'hui, à peine débarqué sur la rive Ouest du lac, Jésus voit arriver un groupe de Pharisiens, les maîtres à penser de la classe moyenne et des petites gens, qui lui demandent un signe venant du ciel, un signe qui vienne clairement de Dieu. Jésus, jusqu'alors, dans l'Évangile de Marc, ne s'est pas encore manifesté comme le Messie, et les Pharisiens se posent des questions à son sujet. Des miracles, Jésus en fait, mais il n'est pas de leur parti et même combat ouvertement certaines de leurs doctrines.

On pourrait penser que les Pharisiens souhaitent un supplément de lumière et demandent à Jésus d'annoncer plus clairement sa mission. En réalité, il y a du défi et de l'agressivité dans leur question, et c'est un piège qu'ils tendent à Jésus : S'il accepte de faire un prodige éclatant, on l'accusera de se mettre en valeur, s'il refuse, on dira qu'il n'est pas au niveau d'un Élie ou d'un Moïse.

Poussant un profond soupir, Jésus dit : "Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe ?" Et ce soupir traduit l'immense déception de Jésus devant cette attitude négative et corrosive des Pharisiens.

Quelques heures auparavant, il vient de nourrir une foule de quatre mille hommes. Si les Pharisiens n'ont pas reconnu là la puissance et la bonté de Dieu à l'œuvre grâce à Jésus, comment se rendraient-ils à un prodige opéré sur commande ? "En vérité, je vous le dis : il ne sera pas donné de signe à cette génération".

"Cette génération", dit Jésus en reprenant les mots mêmes que le Psalmiste prête à Yahweh, déçu de son peuple : "Quarante ans j'ai eu en dégoût cette génération, ce peuple égaré qui ne connaît pas mes desseins". "Génération fourbe et tortueuse", disait le Deutéronome (32,5), est-ce ainsi que vous récompensez le Seigneur, peuple futile et insensé !"

Cette génération, nous en sommes, frères et sœurs, nous qui vivons sans cesse en retrait de l'audace de Dieu, nous qui boudons ses choix et son style, nous qui passons, sans les voir, à côté de ses merveilles et qui attendons toujours, avant de lui faire confiance, autre chose de plus palpable et de plus évident.

"Les Juifs demandent des signes, disait Paul, et les Grecs recherchent la sagesse" (1 Co 1,32). À la fois Juifs et Grecs, nous voudrions, à certaines heures, que le salut nous vienne dans un fauteuil, et que la parole de Dieu nous soit présentée sur un plateau. Or le salut est toujours, chaque jour, un événement ; c'est Jésus, inattendu, inouï, qui débarque sur notre rive et qui veut être cru sur parole.

Et ce qui est vrai de chacun au niveau personnel se vérifie à l'échelle de nos communautés. Quels prodiges, quels signes contraignants attendons-nous pour nous ouvrir, ensemble, à l'avenir que Dieu promet et promeut ?

Ce repas eucharistique, où Jésus nourrit chaque jour notre communauté et ses disciples sur la terre entière, ce pain rompu pour un monde nouveau, n'est-il pas déjà le juge de sa victoire et de la nôtre, la certitude de sa présence active, dès aujourd'hui, dans la vie de chacun et dans la vie de tous, dans la souffrance de chacun et l'espérance de tous ?

Quelles évidences réclamerions-nous, alors que Jésus nous fait suffisamment confiance pour nous offrir de vivre de foi pure ? Les merveilles, tout comme les croix, c'est Dieu qui les choisit. Le message et la lumière, c'est Jésus qui les apporte en débarquant chez nous.

Ce qui nous revient, c'est d'accueillir les initiatives de Dieu, et c'est alors que nous devenons libres pour créer avec lui. Seuls nos refus et nos lenteurs empêchent Dieu de faire sans retard toute son œuvre.

C'est alors que Jésus soupire, remonte dans la barque, et part pour l'autre rive.


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
12 février 29
Lieu
Cédès
Livre
Tome 5 - ch 342.6
3ème année vie publique

        (…) Un rire de mépris et un hurlement partent du fond de la synagogue. Les gens protestent, le chef de la synagogue, qui jusqu’ici est resté les yeux fermés tant il est concentré pour écouter Jésus, se lève et impose le silence aux perturbateurs en menaçant de les expulser.

       « Laisse-les faire, et même invite-les à exposer leurs réfutations, dit à haute voix Jésus.

       – Oh, bien ! C’est bien ! Laisse-nous venir auprès de toi. Nous voulons t’interroger, lancent ironiquement les contradicteurs.

       – Venez, laissez-les passer, habitants de Cédès. »

       Alors la foule, avec des regards hostiles et des grimaces – et il ne manque pas quelque épithète peu flatteuse – les laisse avancer.

       « Que voulez-vous savoir ? demande Jésus d’un ton sévère.

       – Tu te vantes donc d’être le Messie ? En es-tu vraiment cer­tain ? »

       Jésus, les bras croisés sur la poitrine, regarde avec une telle autorité celui qui a parlé que, du coup, son ironie retombe et qu’il se tait. Mais un autre prend la parole :

       « Tu ne peux pas nous obliger à te croire sur parole. On peut mentir même en étant de bonne foi. Mais pour croire, il faut des preuves. Donne-nous donc des preuves que tu es bien celui que tu prétends être.

       – Israël est rempli des preuves que j’ai données, profère Jésus tranchant.

       – Oh ! Celles-là… Ce sont des bagatelles comme n’importe quel saint peut machiner. Il y en a eu de ces combines et il y en aura encore, faites par des saints d’Israël ! » dit un pharisien.

       Un autre ajoute :

       « Et il n’est pas sûr que tu les fasses par sainteté et avec l’aide de Dieu ! On dit que tu es aidé par Satan, et en vérité c’est très crédible. Nous voulons d’autres preuves, plus fortes, telles que Satan ne puisse les donner.

       – Mais oui ! Une mort vaincue…, dit un autre.

       – Vous l’avez eue.

       – C’étaient des apparences de mort. Montre-nous, par exemple, un corps en décomposition qui se ranime et se recompose. Pour que nous ayons la certitude que Dieu est avec toi : Dieu, le seul qui puisse rendre le souffle à de la boue qui déjà redevient poussière.

       – On n’a jamais demandé cela aux prophètes pour croire en eux. »

       Un sadducéen crie :

       « Toi, tu es plus qu’un prophète. Toi, du moins c’est toi qui le dis, tu es le Fils de Dieu !… Ha, Ha ! Dans ce cas, pourquoi n’agis-tu pas en Dieu ? Vas-y donc ! Donne-nous un signe ! Un signe !

       – Mais oui ! Un signe du Ciel, qui te désigne comme Fils de Dieu, et alors nous t’adorerons, lance un pharisien.

       – Certainement ! Tu as raison, Simon ! Nous ne voulons pas retomber dans le péché d’Aaron. Nous n’adorons pas l’idole, le veau d’or. Mais nous pourrions adorer l’Agneau de Dieu ! Ne l’es-tu pas ? Pourvu que le Ciel nous indique que tu l’es » dit avec un rire sarcastique celui qui a nom Uriel, et qui était à Giscala.

       Un autre se met à crier :

       « Laisse-moi parler, moi Sadoq, le scribe d’or. Ecoute-moi, ô Christ. Tu as été précédé par trop d’autres qui n’étaient pas des “ Christ ”. Assez de tromperies ! Dieu, s’il est avec toi, ne peut te refuser un signe qui prouve que tu es bien son fils. Alors nous croirons en toi et nous t’aiderons. Sinon, tu sais ce qui t’attend, selon le commandement de Dieu. »

       Jésus lève sa main droite blessée et la montre bien à son interlocuteur.

       « Tu vois ce signe ? C’est toi qui l’as fait. Tu as demandé un autre signe, et quand tu le verras incisé dans la chair de l’Agneau, tu te réjouiras. Regarde-le ! Tu le vois ? Tu le verras aussi au Ciel, quand tu paraîtras pour rendre compte de ta façon de vivre. Car c’est moi qui te jugerai, et je serai là-haut avec mon corps glorifié avec les signes de mon ministère et du vôtre, de mon amour et de votre haine. Et tu le verras toi aussi, Uriel, et toi, Simon, tout comme Caïphe et Hanne, et beaucoup d’autres, au dernier Jour, jour de colère, jour redoutable, et à cause de cela, vous préféreriez être dans l’abîme, parce que ma main blessée vous dardera plus que les feux de l’enfer.

       – Oh ! Voilà des paroles qui sont des blasphèmes ! Toi, au Ciel, avec ton corps ? Blasphémateur ! Toi, juge à la place de Dieu ? Anathème sur toi ! Toi qui insultes le pontife ! Tu mériterais d’être lapidé » hurlent en chœur sadducéens, pharisiens et docteurs.

       Le chef de la synagogue se lève de nouveau, patriarcal, splendide comme un Moïse avec ses cheveux blancs, et s’écrie :

       « Cédès est une ville de refuge et une ville lévitique. Respec­tez…

       – Ce sont de vieilles histoires ! Cela ne compte plus !

       – Oh ! Langues blasphématrices ! C’est vous qui êtes des pécheurs et pas lui, et moi je le défends. Lui, il ne dit rien de mal. Il explique les prophètes et nous apporte la Bonne Nouvelle, mais vous, vous l’interrompez, vous le tentez, vous l’offensez. Je ne le permets pas. Il est sous la protection du vieux Matthias de la descendance de Lévi par son père, et d’Aaron par sa mère. Sortez et laissez-le instruire ma vieillesse et l’âge mûr de mes fils. »

       Et il pose sa main rugueuse sur l’avant-bras de Jésus, comme pour le défendre.

       « Qu’il nous donne un vrai signe et nous partirons convaincus, crient les ennemis.

       – Ne te fâche pas, Matthias. Je vais parler » dit Jésus en calmant le vieillard.

       Et il s’adresse aux pharisiens, aux sadducéens et aux docteurs :

       « Quand vient le soir, vous scrutez le ciel et, s’il rougit au crépuscule, vous dites, d’après un vieux dicton : “ Demain, le temps sera beau car le crépuscule rougit le ciel. ” De même à l’aube, quand, dans l’air obscurci par le brouillard et les vapeurs, le soleil ne s’annonce pas couleur d’or, mais paraît étendre du sang sur le firmament, vous dites : “ La journée ne se passera pas sans tempête. ” Vous savez donc lire le temps du lendemain ou de la journée dans les signes instables du ciel et ceux encore plus changeants des vents. Et vous n’arrivez pas à distinguer les signes des temps ? Cela n’honore pas votre intelligence et votre science, et déshonore complètement votre esprit et votre prétendue sagesse. Vous appartenez à une génération perverse et adultère, née en Israël du mariage de ceux qui se sont souillés avec le Mal. Vous en êtes les héritiers et vous accroissez votre perversité et aggravez votre adultère en répétant le péché de ceux qui ont engendré cette erreur. Eh bien ! Sache-le, Matthias, sachez-le, habitants de Cédès et tous ceux qui sont ici comme fidèles ou comme ennemis. Voici la prophétie que, moi, je dis pour remplacer celle d’Habacuc que je voulais expliquer : à cette génération perverse et adultère qui demande un signe, il ne sera donné que celui de Jonas… Allons. Que la paix soit avec les hommes de bonne volonté. »

       Et, par une porte latérale qui ouvre sur un chemin silencieux entre jardins et maisons, il s’éloigne avec les apôtres (…)

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