FR-Evangile-illustre-2018-08-11.jpg Logo Évangile
L'évangile du jour
« Si vous avez la foi, rien ne vous sera impossible » (Mt 17, 14-20)

En ce temps-là, un homme s'approcha de Jésus, et tombant à ses genoux, il dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il est épileptique et il souffre beaucoup. Souvent il tombe dans le feu et, souvent aussi, dans l’eau. Je l’ai amené à tes disciples, mais ils n’ont pas pu le guérir. » Prenant la parole, Jésus dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi. » Jésus menaça le démon, et il sortit de lui. À l’heure même, l’enfant fut guéri. Alors les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n’avons pas réussi à l’expulser ? » Jésus leur répond : « En raison de votre peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : “Transporte-toi d’ici jusque là-bas”, et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible. » 


Logo Méditation des Carmes
Méditer avec les Carmes
foret-GIMP.png

Il ne nous arrive pas de tomber dans l'eau, encore moins dans le feu, et cependant, lorsque nous pensons à notre vie spirituelle, à ces mois et ces années que nous avons passés au service de Dieu, à la longue route évangélique qu'il nous reste à parcourir, nous nous sentons souvent malheureux, démunis et menacés, comme cet enfant que personne n'arrivait à guérir, même pas ceux qui se réclamaient de Jésus.

Tantôt l'eau, tantôt le feu. C'était plus fort que lui ; comme une pulsion de se détruire lui-même ; et les siens vivaient dans une insécurité perpétuelle. Nous-mêmes, même en pleine santé mentale, nous connaissons des alternances douloureuses dans notre fidélité à l'appel du Seigneur, dans notre charité fraternelle. C'est notre épreuve, à nous, et c'est plus fort que nous : tantôt la certitude, la lumière, l'enthousiasme, tantôt des remontées de tristesse ou des impressions négatives : "Je n'ai pas ma vraie place". "On ne veut pas de ce que j'ai à donner". Ou bien "Je serai toujours en deçà de la tâche". "Le Seigneur ne peut pas m'aimer tel que je suis !"

Nous avons, nous aussi, l'impression que rien ni personne ne pourra nous guérir de cette fascination pour l'eau et le feu. Mais ce qui nous semble impossible, à nous, n'est qu'un jeu pour Dieu notre Père, et Jésus est maître de nos misères comme il est maître du monde.

C'est pourquoi il dit, sans hésiter, à propos de l'enfant perturbé : "Amenez-le moi ici !". Si quelque chose en vous est malade, instable, perturbé, n'hésitez pas, présentez-vous au Seigneur. Si vous avez l'impression d'être paralysé dans votre marche spirituelle, de ne pas émerger de la nappe de brouillard, si vous avez l'impression qu'une montagne barre votre route ou qu'elle vous cache la lumière de Dieu, il vous suffit aujourd'hui, et demain, et chaque jour, d'un petit peu de foi et de confiance, gros comme un pois, gros comme une graine de moutarde. Vous direz à la montagne : "Ôte-toi de mon passage !"; et la montagne s'écartera, montagne de l'égoïsme ou du divertissement, montagne de la paresse spirituelle, montagne de l'esprit de jouissance ou d'indépendance. Montagnes réelles de nos impuissances, personnelles ou communautaires. Montagnes de nos habitudes, de nos souvenirs, de nos craintes pour l'avenir. Montagnes que parfois nous nous faisons pour des événements sans commune mesure avec notre amour de Jésus, avec l'œuvre du salut du monde. Parfois simple pincement au cœur pour un manque d'égard ou une incompréhension.

La montagne s'évanouira. Elle cessera d'être une montagne, un obstacle, un handicap à nos yeux et pour notre cœur. Rien ne vous sera impossible, dit Jésus ; il suffira simplement de vouloir ce que Dieu veut et de tout regarder dans sa lumière.


Logo Maria Valtorta
Dans les visions de Maria Valtorta
guerison-d-un-demoniaque-epileptique.jpg
Date
19 février 29
Lieu
Thabor
Livre
Tome 5 - ch 349.11
3ème année vie publique

       (…) Effectivement, un homme s’avance en suppliant et il s’agenouille devant Jésus qui est resté sur le pré en pente, de sorte qu’il surplombe le chemin d’au moins trois mètres et qu’il est bien visible pour tous.

       « Maître, lui dit l’homme, je suis allé avec mon fils à Capharnaüm pour te chercher. Je t’amenais mon malheureux fils afin que tu le délivres, toi qui chasses les démons et guéris toutes sortes de maladies. Il est souvent pris par un esprit muet. Dans ce cas, il ne peut que pousser des cris rauques comme une bête qui s’étrangle. L’esprit le jette à terre, et lui se roule en grinçant des dents, en écumant comme un cheval qui ronge son mors ; de plus, il se blesse ou risque de mourir noyé ou brûlé, ou bien encore écrasé, car l’esprit l’a envoyé plus d’une fois à l’eau, dans le feu ou en bas des escaliers. Tes disciples ont essayé, mais n’ont pas pu. Oh ! Seigneur plein de bonté ! Pitié pour moi et pour mon enfant ! »

       Jésus flamboie de puissance pendant qu’il s’écrie :

       « O génération perverse, foule satanique, légion rebelle, peuple d’enfer incrédule et cruel, jusqu’à quand devrai-je rester à ton contact ? Jusqu’à quand devrai-je te supporter ? »

       Il est si imposant qu’il se fait un silence absolu et que les railleries des scribes cessent.

       Jésus dit au père :

       « Lève-toi et amène-moi ton fils. »

       L’homme part et revient avec d’autres hommes, au milieu desquels se trouve un garçon de douze à quatorze ans. C’est un bel enfant, mais à l’air un peu hébété comme s’il était abasourdi. Il a une longue blessure rouge sur le front et plus bas se trouve la trace blanche d’une vieille cicatrice. Dès qu’il voit Jésus qui le fixe de son regard magnétique, il pousse un cri rauque et il est pris de contorsions spasmodiques de tout le corps, il tombe à terre en écumant et en roulant les yeux, de sorte qu’on lui voit seulement le blanc de l’œil, alors qu’il se roule par terre dans la convulsion caractéristique de l’épilepsie.

       Jésus s’avance de quelques pas pour être près de lui, et il dit :

       « Depuis quand cela arrive-t-il ? Parle fort pour que tout le monde entende. »

       Tandis que le cercle de la foule se resserre et que les scribes se placent plus haut que Jésus pour dominer la scène, l’homme crie :

       « Depuis son enfance, je te l’ai dit : il tombe souvent dans le feu, dans l’eau, en bas des marches et des arbres, parce que l’esprit l’assaille à l’improviste et le projette ainsi pour en venir à bout. Il est tout couvert de cicatrices et de brûlures. C’est une chance qu’il ne soit pas resté aveugle sous les flammes du foyer. Aucun médecin, aucun exorciste n’a pu le guérir, et pas davantage tes disciples. Mais toi, si, comme je le crois fermement, tu peux quelque chose, aie pitié de nous et secours-nous.

       – Si tu peux le croire, tout m’est possible, car tout est accordé à celui qui croit.

       – Oh ! Seigneur, si je crois ! Mais si ma foi n’est pas encore suffisante, augmente toi-même ma foi, pour qu’elle soit complète et obtienne le miracle » dit l’homme en pleurant, agenouillé auprès de son fils plus que jamais en convulsions.

       Jésus se redresse, recule deux pas, et pendant que la foule resserre plus que jamais le cercle, il s’écrie d’une voix forte : (…)

Jésus Aujourd'hui est une application qui nécéssite l'utilisation d'un navigateur moderne et l'activation de Javascript.

Il semble que votre navigateur ne remplisse pas ces conditions, pour résoudre ce probleme veuillez essayer ce qui suit :