FR-Evangile-Illustre-2015-03-22
August 10, 2020 - Saint Laurent de Rome
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L'évangile du jour
« Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera » (Jn 12, 24-26)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. » 


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Des étrangers abordent Philippe, probablement parce qu'il a un nom grec ; puis Philippe et André signalent à Jésus l'arrivée des Grecs.

La réponse de Jésus est étrange au premier abord : "Elle est venue, l'heure où le Fils de l'Homme doit être glorifié". Tout le mystère et toute la lumière de cette réponse tiennent dans un seul mot : I'Heure. L'heure de Jésus, pour saint Jean, ce n'est pas seulement un moment clé, c'est la phase décisive du salut de l'humanité, le passage que fait Jésus de ce monde au Père, en notre nom à tous ; c'est le moment où le Fils de l'Homme doit être glorifié, mais glorifié en passant par la mort. Si bien qu'aux yeux de l'évangéliste l'heure de Jésus englobe à la fois l'entrée dans les souffrances, toute la passion, la résurrection, la glorification auprès du Père, et même le don de l'Esprit Saint aux disciples.

Nous comprenons dès lors comment la phrase de Jésus est une réponse aux Grecs : 'Vous me cherchez ? Bien. Mais sachez que pour vous les Grecs, comme pour les Juifs, je serai un Messie crucifié". "Scandale pour les Juifs, folie pour les païens", dira saint Paul.

Et Jésus, selon son habitude, enchaîne avec une parabole. Si le grain de blé ne meurt pas en terre, il reste seul ; c'est‑à‑dire qu'il reste ce qu'il est : un simple grain, bien sec, intact, mais stérile. Si au contraire il se vide de sa substance, il devient germe, puis moisson.

Et cette parabole a deux faces. L'une a trait au Christ lui‑même, car sa mort sera féconde et lui permettra d'accueillir les Grecs avec les Juifs dans un seul bercail, une seule communauté, une seule Église. Mais l'autre face nous concerne, nous les croyants ; et Jésus lui‑même commente : celui qui aime sa vie, qui s'accroche à sa vie, en réalité est en train de se détruire ; celui qui cesse de s'y attacher (c'est le sens de l'expression juive quand haïr est opposé à aimer) permettra à son existence de déboucher sur la vie éternelle.

Il n'est donc pas question de haïr sa vie ni de haïr la vie. Il ne s'agit ni de masochisme ni de tristesse, mais simplement d'aimer la vie de Dieu et de vivre ici‑bas selon Dieu pour vivre éternellement avec lui. Le chrétien, témoin de Jésus, ne cesse pas de vivre et de construire, avec tous ses frères en humanité ; mais il ne vit plus à son compte : un Autre vit en lui, qui est désormais propriétaire de toutes ses joies, de toutes ses forces, et même de tous ses désirs, et cet Autre est Celui qui est mort en terre le premier, comme le grain de blé, celui qui nous a aimés et s'est livré pour nous.

"Haïr sa vie", cesser de s'attacher à sa vie, ce n'est pas se détruire, ce n'est pas tuer en soi les richesses de l'intelligence ou du cœur, c'est commencer à vivre au compte de Jésus et au compte de Dieu, c'est livrer dès maintenant sa vie à Jésus pour qu'elle devienne germe et moisson, c'est, enfin, s'ouvrir à une existence de service : "Si quelqu'un veut me suivre, poursuit Jésus, qu'il se mette à ma suite, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur". Tout débouche donc sur une communauté de destin avec Jésus, qui amplifie, unifie et vivifie toutes les communions humaines : avec Jésus nous entrons dans le dessein de Dieu, avec Jésus nous devenons serviteurs et servantes du Père, avec Jésus nous connaîtrons l'heure de passer du monde au Père. Mais nous savons que si notre vie sur terre a été service, même notre mort en terre ne sera pas stérile.

Si dès aujourd'hui nous nous mettons à suivre Jésus, comme des passionnés qui s'accrochent à la chance de leur vie, comme des assoiffés qui ont trouvé la source, si nous servons, dans la paix, de toutes nos forces et de toute notre joie, Jésus et son message là où il nous a placés, quand "l'heure" sera venue, il nous placera là où il est, et nous saurons ce qu'est le sourire de Dieu : "Si quelqu'un m'aime, dit Jésus, mon Père l'honorera".


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
4 avril 30
Lieu
Jérusalem
Livre
Tome 9 - ch 598.13
Préparation à la Passion

       (…) Enfin Jésus arrive à l’endroit où se trouvent les païens, qui le saluent.

       « Paix à vous. Que voulez-vous de moi ?

       – Te voir. Te parler. Tes propos nous ont troublés. Depuis longtemps, nous désirions nous adresser à toi pour te dire que ta parole nous frappe, mais nous attendions de le faire à un moment propice. Aujourd’hui… tu parles de mort… Nous craignons de ne plus pouvoir nous entretenir avec toi si nous ne saisissons pas cette occasion. Est-il donc possible que les Hébreux puissent tuer leur meilleur fils ? Nous sommes païens, et ta main ne nous a pas fait de bien. Ta parole nous était inconnue. Nous avions vaguement entendu parler de toi, mais nous ne t’avions jamais vu ni approché. Et pourtant, tu le vois : nous te rendons hommage. C’est le monde entier qui t’honore avec nous.

       – Oui, l’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié par les hommes et par les âmes. »

       Maintenant, les gens entourent de nouveau Jésus, avec la différence que les païens sont au premier rang, et les autres en arrière.

       « Mais alors, si c’est l’heure de ta glorification, tu ne mourras pas comme tu dis ou comme nous avons compris. Car ce n’est pas être glorifié que de mourir de cette façon. Comment pourras-tu réunir le monde sous ton sceptre si tu meurs avant de l’avoir fait ? Si ton bras s’immobilise dans la mort, comment pourras-tu triompher et rassembler les peuples ?

       – C’est en mourant que je donne la vie. En mourant, j’édifie. En mourant, je crée le Peuple nouveau. C’est par le sacrifice qu’on obtient la victoire. En vérité, je vous dis que si le grain de froment tombé à terre ne meurt pas, il reste stérile, mais s’il meurt, il produit beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perdra. Qui hait sa vie en ce monde la sauvera pour la vie éternelle. J’ai le devoir de mourir pour donner cette vie éternelle à tous ceux qui me suivent pour servir la Vérité. Que celui qui veut me servir vienne : dans mon Royaume, la place n’est pas limitée à tel ou tel peuple. Que celui qui veut me servir vienne à moi et me suive, et là où je serai, sera aussi mon serviteur. Et celui qui me sert sera honoré par mon Père, qui est l’unique vrai Dieu, le Seigneur du Ciel et de la terre, le Créateur de tout ce qui existe. Il est Pensée, Parole, Amour, Vie, Chemin, Vérité ; Père, Fils, Esprit Saint, un tout en étant trine, trine tout en étant unique, le seul vrai Dieu.

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