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L'évangile du jour
« Invitez-les à la noce » (Mt 22, 1-14)

En ce temps-là, Jésus se mit de nouveau à parler aux grands prêtres et aux anciens du peuple, et il leur dit en paraboles : « Le royaume des Cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils. Il envoya ses serviteurs appeler à la noce les invités, mais ceux-ci ne voulaient pas venir. Il envoya encore d’autres serviteurs dire aux invités : “Voilà : j’ai préparé mon banquet, mes bœufs et mes bêtes grasses sont égorgés ; tout est prêt : venez à la noce.” Mais ils n’en tinrent aucun compte et s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ; les autres empoignèrent les serviteurs, les maltraitèrent et les tuèrent. Le roi se mit en colère, il envoya ses troupes, fit périr les meurtriers et incendia leur ville. Alors il dit à ses serviteurs : “Le repas de noce est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce.” Les serviteurs allèrent sur les chemins, rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, les mauvais comme les bons, et la salle de noce fut remplie de convives. Le roi entra pour examiner les convives, et là il vit un homme qui ne portait pas le vêtement de noce. Il lui dit : “Mon ami, comment es-tu entré ici, sans avoir le vêtement de noce ?” L’autre garda le silence. Alors le roi dit aux serviteurs : “Jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents.” Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. » 


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Selon la tradition des rabbins, la Loi comprenait 613 commandements positifs, 365 interdictions et 248 autres prescriptions ; et les docteurs de la Loi avaient parfois tendance à situer tous ces préceptes sur le même plan : « Que le commandement léger te soit aussi cher que le commandement grave ». Cela pouvait être l'expression d'un amour de Dieu très attentif, mais cela pouvait tout aussi bien virer au légalisme pointilleux. Jésus va prouver en quelques mots que la Loi elle-même met au-dessus de tout l'amour de Dieu et l'amour fraternel.

Nous sommes encore dans le cadre des conflits de Jésus avec ses adversaires. C'est un spécialiste qui interroge Jésus, un scribe (lettré) appartenant probablement au parti des pharisiens. La question porte, cette fois, non sur un détail comme l'impôt, mais sur le fond même de la volonté de Dieu.

Jésus cite Deut. 6, 5, un texte que tous ont en mémoire. Il ne faut pas forcer la distinction entre cœur, âme, pensée. Pour l'occidental moderne, le cœur sert surtout à aimer ; pour un hébreu, il a sa part aussi dans l'activité intellectuelle Dieu donne un cœur pour comprendre (Dt 29, 3). Le cœur est à la fois conscience et mémoire, intuition et énergie. Dans le cœur résonnent toutes les affections ; c'est dans le cœur que les impres­sions et les idées se muent en décisions et en projets ; c'est dans le cœur aussi que s'enracinent l'attitude religieuse et la fidélité à Dieu. Le cœur, au sens biblique, est le tout de l'homme intérieur et le lieu privilégié du risque de la foi. C'est donc toute la personne qui est mobilisée dans l'amour et pour l'amour de Dieu. L'amour pour Dieu est le premier des commandements et le plus grand parce qu'il englobe tous les autres et leur donne leur pleine signification.

L'autre commandement, l'amour pour autrui (cf. déjà Lev. 19, 18), est à la fois second et semblable, toujours inséparable du premier et pourtant toujours distinct. L'amour pour autrui n'est pas interchangeable avec l'amour de Dieu et ne le remplace pas, de même que le prochain ne peut remplacer Dieu. Mais les deux commandements sont semblables parce que l'un et l'autre nous font un devoir d'aimer, et que l'un et l'autre amours sont radicaux et indispensables. L'amour du prochain, comme l'amour pour Dieu, doit mobiliser toute la personne et toutes ses forces. Aimer le prochain comme soi-même, c'est vouloir concrètement pour lui tout ce qu'on veut pour soi : une vie joyeuse, donnée, efficace, la reconnaissance par les autres et l'amitié de Dieu.

Pistes de réflexion…

On entend parfois dire : « aimer quelqu'un pour Dieu, ce n'est plus l'aimer pour lui-même ! ». Est-ce si sûr ? Aimer quelqu'un vraiment, c'est désirer pour lui l'épanouissement total, donc désirer qu'il soit en marche vers Dieu par tout son être. Aimer quelqu'un pour lui-même, c'est vouloir que Dieu soit tout pour lui, là où Dieu l'a placé.

Souvent on cherche une sécurité spirituelle dans les œuvres réalisées pour Dieu. Sont-elles toujours dictées par le double amour que réclame le Christ ?

Saint Paul, en 1 Cor. 13, résume également dans la charité fraternelle tout le comportement moral du chrétien.

La célébration eucharistique, qui réalise l'unité du Corps du Christ et nous fait tous ensemble rencontrer Dieu, n'est-elle pas un moment où nous pouvons vivre intensément le double commandement du Christ ?


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
5 avril 28
Lieu
Béthanie
Livre
Tome 3 - ch 206.11
2ème année vie publique

        (…)  Mais écoutez-moi et vous comprendrez mieux comment les inquiétudes, les richesses et les ripailles empêchent d’entrer dans le Royaume des Cieux.

       Un jour, un roi fêta le mariage de son fils. Vous pouvez imaginer quelle fête eut lieu dans le palais du roi ! C’était son unique fils et, arrivé à l’âge voulu, celui-ci épousait sa bien-aimée. Celui qui était père et roi voulut que tout ne soit qu’allégresse autour de la joie de son fils bien-aimé, devenu enfin l’époux de sa bien-aimée. Parmi les nombreuses fêtes des noces, il fit un grand repas, qu’il prépara en s’y prenant tôt, veillant sur chaque détail pour que ce soit une réussite magnifique, digne des noces d’un fils de roi.

       Au moment voulu, il envoya ses serviteurs prévenir ses amis et ses alliés, mais aussi les principaux grands de son royaume que les noces étaient fixées pour tel soir et qu’ils étaient invités à venir pour entourer dignement le fils du roi. Mais ni les amis, ni les alliés, ni les grands du royaume n’acceptèrent l’invitation.

       Alors le roi, pensant que les premiers serviteurs ne s’étaient pas expliqués convenablement, en envoya encore d’autres chargés d’insister et de dire : “ Mais venez ! Nous vous en prions. Maintenant, tout est prêt. La salle est préparée. Des vins précieux ont été apportés de partout et l’on a déjà entassé dans les cuisines bœufs et animaux gras pour les cuire. Les esclaves pétrissent la farine pour confectionner des desserts et d’autres pilent les a­mandes dans les mortiers pour préparer des friandises très fines auxquelles ils mélangent les arômes les plus rares. Les danseuses et les musiciens les meilleurs ont été engagés pour la fête. Venez donc pour ne pas rendre vains tant de préparatifs. ”

       Mais les amis, les alliés et les grands du royaume soit refusèrent, soit répondirent : “ Nous avons autre chose à faire ” ; d’autres firent semblant d’accepter l’invitation, mais se rendirent à leurs occupations, les uns à leurs champs, les autres à leurs commerces ou à d’autres affaires encore moins nobles. Enfin, il y en eut qui, agacés par tant d’insistance, se saisirent des serviteurs du roi et les tuèrent pour les faire taire, parce qu’ils ajoutaient : “ Ne refuse pas cela au roi sinon il pourrait t’en arriver malheur. ”

       Les serviteurs revinrent vers le souverain et lui rapportèrent tout ce qui s’était passé. Enflammé d’indignation, le roi envoya ses troupes punir les assassins de ses serviteurs et châtier ceux qui avaient méprisé son invitation, se réservant de récompenser ceux qui avaient promis de venir. Mais, le soir de la fête, à l’heure fixée, il ne vint personne.

       Indigné, le roi appela ses serviteurs et leur déclara : “ Qu’il ne soit pas dit que mon fils reste sans personne pour le fêter en cette soirée de ses noces. Le banquet est prêt, mais les invités n’en sont pas dignes. Et pourtant, le banquet nuptial de mon fils doit avoir lieu. Allez donc sur les places et les chemins, postez-vous aux carrefours, arrêtez les passants, rassemblez ceux qui s’arrêtent et amenez-les ici. Que la salle soit pleine de gens en fête. ”

       Les serviteurs partirent donc. Sortis dans les rues, répandus sur les places, envoyés aux carrefours, ils rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, bons ou mauvais, riches ou pauvres, les amenèrent à la demeure du roi et leur fournirent le nécessaire pour qu’ils puissent entrer dignement dans la salle du banquet. Puis ils les y conduisirent et, comme le roi le voulait, elle fut pleine d’un public joyeux.

       Mais le roi entra dans la salle pour voir si on pouvait commencer les festivités et il vit un homme qui, malgré le nécessaire procuré par les serviteurs, n’était pas en habits de noces. Il lui demanda : “ Comment se fait-il que tu sois entré ici sans les vêtements de noces ? ” Il ne sut que répondre car, effectivement, il n’avait pas d’excuses. Alors le roi appela ses serviteurs et leur ordonna : “ Saisissez-vous de lui, attachez-lui les pieds et les mains et jetez-le hors de ma demeure, dans la nuit et la boue gelée. Là, il sera dans les larmes et les grincements de dents, comme il l’a mérité pour son ingratitude et l’offense qu’il m’a faite, et à mon fils plus qu’à moi, en entrant avec un habit pauvre et malpropre dans la salle du banquet, où ne doivent entrer que ceux qui sont dignes d’elle et de mon fils. ”

       Comme vous le voyez, les soucis du monde, l’avarice, la sensualité, la cruauté attirent la colère du roi et font en sorte que ceux qui sont pris par tous ces embarras n’entrent jamais plus dans la maison du Roi. Vous voyez aussi comment, même parmi ceux qui sont invités, par bienveillance à l’égard de son fils, il y en a qui sont punis.

       Combien y en a-t-il, aujourd’hui, sur cette terre à laquelle Dieu a envoyé son Verbe ! Dieu a vraiment invité ses alliés, ses amis, les grands de son peuple par l’intermédiaire de ses serviteurs, et il les fera inviter d’une manière toujours plus pressante à mesure que l’heure de mes noces approchera. Mais ils n’accepteront pas l’invitation parce que ce sont de faux alliés, de faux amis et qu’ils ne sont grands que de nom, car ils sont pleins de bassesse. » (…)

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