FR-Evangile-Illustre-2015-09-12
September 12, 2020 - Le saint nom de Marie
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L'évangile du jour
« Ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur » (Lc 6, 43-49)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un bon arbre ne donne pas de fruit pourri ; jamais non plus un arbre qui pourrit ne donne de bon fruit. Chaque arbre, en effet, se reconnaît à son fruit : on ne cueille pas des figues sur des épines ; on ne vendange pas non plus du raisin sur des ronces. L’homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l’homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c’est ce qui déborde du cœur. Et pourquoi m’appelez-vous en disant : “Seigneur ! Seigneur !” et ne faites-vous pas ce que je dis ? Quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique, je vais vous montrer à qui il ressemble. Il ressemble à celui qui construit une maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pas pu l’ébranler parce qu’elle était bien construite. Mais celui qui a écouté et n’a pas mis en pratique ressemble à celui qui a construit sa maison à même le sol, sans fondations. Le torrent s’est précipité sur elle, et aussitôt elle s’est effondrée ; la destruction de cette maison a été complète. »


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L'Évangile d'aujourd'hui associe deux paroles assez différentes de Jésus. L'une concerne l'authenticité du chrétien, l'autre la stabilité de sa vie spirituelle.

Chaque arbre se reconnaît à ses fruits : il y a là une sorte de logique nécessaire que personne ne peut enfreindre. Les fruits ne s'improvisent pas. De cette vérité de tous les jours le Christ tire une leçon pour ses disciples, car il dépend de nous d'être un arbre sain ou un arbre parasité.

On peut changer ses propres fruits, mais seulement si l'on devient un arbre nouveau ; et par ailleurs il est impossible de changer les fruits un par un au bout des branches : c'est le bois et la sève qu'il faut convertir.

On peut aussi choisir d'être ronce plutôt que vigne, mais il faut savoir qu'alors le Christ ne viendra plus chercher de raisin, et s'il a besoin de figues, il ne viendra pas du côté de nos épines.

Opter pour une qualité d'arbre, pour une qualité de vie, c'est opter pour une qualité de relations avec le Christ. Jésus souligne donc, par sa parabole, le sérieux de nos choix. Et il y insiste encore lorsqu'il parle en clair de l'homme bon et de l'homme mauvais : de même que l'arbre conditionne les fruits, de même le cœur  conditionne les paroles, et le trésor du cœur tout ce que l'homme y puise.

Mais le Christ ne pose jamais une exigence sans y joindre un encouragement. C'est pourquoi il a commencé par affirmer : "Jamais un arbre mauvais ne donne de bons fruits". Si donc on trouve des grappes, sûrement c'est un pied de vigne ! Ce n'est peut-être pas du muscat, mais à coup sûr ce ne sont pas des épines.

Dès lors, si nous doutons de la valeur de notre existence, même quelques pauvres fruits peuvent nous rassurer : si les fruits sont authentiques, c'est que la souche est bonne.

Jésus passe ensuite au thème de la stabilité, grâce à l'image de la maison.

Pour bâtir solide, il faut aller profond et rejoindre le roc. Ainsi fait celui qui ne se contente pas d'écouter la parole du Seigneur, mais qui donne de la profondeur à sa vie et se laisse transformer par le message reçu. Les velléités ne suffisent pas, non plus qu'une prière où la volonté ne parvient pas à s'affermir. Qui dit enracinement et stabilité dit à la fois écoute et engagement concret au service du Maître qui parle. La Madre Teresa appelait cela "être déterminée", et elle y voyait pour ses filles un signe de vocation.

Le Seigneur a besoin de maisons qui tiennent, surtout en cette période de la vie de l'Église où le moindre orage fait bondir les torrents hors de leurs berges, comme les oueds de Palestine. En un instant l'eau se répand,  à l'aveugle, dans toute une contrée, dans tout un secteur de l'Église, bousculant les constructions, ravinant les sols, noyant tout ce qui vit ; et pour longtemps parfois tout ce secteur  va offrir un spectacle de désolation. À ces moments-là rien ne demeure intact, rien n'échappe à l'inondation: c'est une question de niveau, et il faut attendre que l'eau se retire.

Alors demeurent debout, pour accueillir tous les sauvés, les maisons bâties sur le roc, les croyants qui ont fait fond sur Dieu, et les communautés "enracinées, fondées sur l'amour". Et quand bien même les superstructures auraient à souffrir, il faut à tout prix assurer le soubassement, selon la consigne que la grande Thérèse a laissée aux sœurs et aux frères du Carmel :

"Si l'on voit l'Ordre perdre quelque chose de sa ferveur primitive, on doit travailler à être comme une pierre de fondation sur laquelle sera rebâti l'édifice, et le Seigneur donnera son secours pour nous amener à réussir"


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
18 août 28
Lieu
Chorazeïn
Livre
Tome 4 - ch 269.8
2ème année vie publique

       (...) – Explique-nous ce que tu veux dire par ces mots : “ Père du siècle à venir ”, demande un scribe. “ Crois-tu vivre jusqu’au nouveau siècle et, plus sottement encore, penses-tu créer le temps ? Toi, un pauvre homme ? Le temps appartient à Dieu. ”

       – C’est toi, scribe, qui me le demandes ? Ne sais-tu donc pas qu’il y aura un siècle qui aura un commencement, mais qui n’aura pas de fin, et qui sera le mien ? C’est en lui que je triompherai, en rassemblant autour de moi ceux qui sont ses fils ; et ils vivront éternellement, comme ce siècle que j’aurai créé. Je suis déjà en train de le créer en mettant l’esprit en valeur, au-dessus de la chair, au-dessus du monde et au-dessus des enfers que je chasse. Car je peux tout. C’est pourquoi, je vous le dis : qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui ne rassemble pas avec moi, disperse. Car je suis Celui qui suis. Et quiconque ne croit pas à cela, alors que c’est déjà prophétisé, pèche contre l’Esprit Saint dont la parole a été annoncée par les prophètes : elle n’est ni mensonge ni erreur, et doit être crue sans résistance.

       Car je vous le dis : tout sera pardonné aux hommes, tout péché et tout blasphème, parce que Dieu sait que l’homme n’est pas seulement esprit mais chair, et chair tentée qui est soumise à des faiblesses imprévues. Mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas pardonné. Qui aura parlé contre le Fils de l’homme sera encore pardonné parce que la pesanteur de la chair qui enveloppe ma Personne et enveloppe l’homme qui parle contre moi, peut encore induire en erreur. Mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint ne sera pas pardonné, ni dans cette vie ni dans la vie future, car la vérité est ce qu’elle est : nette, sainte, indéniable et exprimée à l’esprit d’une manière qui ne conduit pas à l’erreur. C’est le contraire chez ceux qui veulent volontairement l’erreur. Nier la vérité dite par l’Esprit Saint, c’est nier la Parole de Dieu et l’Amour que cette parole a donné par amour pour les hommes. Et le péché contre l’Amour n’est pas pardonné.

       Mais chacun produit les fruits de son arbre. Vous donnez les vôtres et ce ne sont pas de bons fruits. Si vous donnez un arbre bon pour qu’il soit planté dans le verger, il produira de bons fruits, mais si vous donnez un arbre mauvais, le fruit qu’on cueillera sur lui sera mauvais, et tout le monde dira : “ Cet arbre n’est pas bon. ” Car c’est à ses fruits que l’on reconnaît l’arbre. Et vous, qui êtes mauvais, comment croyez-vous pouvoir bien parler ? Car la bouche parle de ce qui remplit le cœur. C’est de la surabondance de ce que nous avons en nous que proviennent nos actes et nos paroles. L’homme bon tire de son bon trésor des choses bonnes ; l’homme mauvais tire de son mauvais trésor des choses mau­vaises. Il parle et il agit d’après ce qu’il est intérieurement.

       Et en vérité, je vous dis que la paresse est une faute. Mais mieux vaut ne rien faire que d’agir mal. J’ajoute qu’il vaut mieux se taire que de tenir des propos oiseux et méchants. Même si le silence est oisiveté, pratiquez-le plutôt que de pécher par la langue. Je vous assure qu’on demandera aux hommes de se justifier au jour du Jugement de toute parole superflue. Je vous assure, de même, que les hommes seront justifiés par les paroles qu’ils auront dites et que c’est par leurs paroles mêmes qu’ils seront condamnés. Faites donc attention, vous qui en dites tant qui sont plus qu’oiseuses, car non seulement elles sont perfides, mais elles font du mal, qui plus est dans le but d’éloigner les cœurs de la Vérité qui vous parle. »

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