Mt12-31
September 27, 2020 - Saint Vincent de Paul
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L'évangile du jour
« S’étant repenti, il y alla » (Mt 21, 28-32)

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : ‘Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.’ Celui-ci répondit : ‘Je ne veux pas.’ Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : ‘Oui, Seigneur !’ et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »


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Poursuivons un moment la parabole de Jésus et imaginons que les mêmes faits se reproduisent plusieurs fois ou se soient reproduits souvent dans la jeunesse des deux enfants. Le père se dira : "Je ne sais pas ce que j'ai fait pour voir des fils si différents ; l'un dit toujours : "Oui, papa", et ne bouge pas ; l'autre dit toujours : "Non", et il fait le travail. Désormais le père saura à quoi s'en tenir sur les réactions de ses fils et sur leur cœur profond. Il continuera de les envoyer à la vigne, mais il nuancera sa pédagogie.

Au fond, les deux fils se méprennent sur l'amour de leur père. L'amour paternel est toujours à la fois bonté et exigence, parce qu'à la fois un père aime son fils et veut son bien. Dans la parabole, le premier fils, celui qui dit : "Je ne veux pas", bouscule la bonté de son père, mais finalement accepte son exigence. Le second fils, celui qui dit : "Oui, papa", ne heurte pas la bonté du père, mais n'accueille pas son exigence. En définitive, et c'est là que Jésus veut en venir, le véritable critère de l'amour filial, c'est l'obéissance. Le "dire" peut rester superficiel ; le "faire", lui, reflète la pente profonde du cœur.

Et Jésus propose une application directe de sa parabole et déclare sans ambages aux grands prêtres et aux anciens du peuple - donc aux autorités politiques et religieuses -  "En vérité, je vous le dis, les publicains et les prostituées arrivent avant vous au Royaume de Dieu". Non pas à cause de leur métier, bien sûr, mais parce qu'ils ont été capables de conversion. "Jean le Baptiste est venu à vous par une voie de justice", dit Jésus. Il est venu dire comment s'ajuster à Dieu et à sa volonté. Les publicains et les prostituées, eux, ont cru en Jean-Baptiste, ils se sont convertis, et par là se sont mis déjà en route vers le Royaume. Rejetés qu'ils étaient de la communauté des croyants, ils n'avaient pas sans cesse à la bouche les paroles de la foi, mais ils ont su mettre en œuvre leur conversion. Ils n'ont pas dit ; ils ont fait. Ils n'ont rien proclamé, ils ont obéi à Dieu. Et en obéissant à Dieu, ils ont retrouvé son projet, qui est toujours un projet de vie. Comme disait il y a un instant le prophète Ezéchiel au nom du Seigneur : "Lorsque le pécheur se détourne du péché qu'il a commis pour pratiquer le droit et la   justice, il mérite de vivre" (Ez 18,17). Les responsables du peuple, voyant que le cœur  des pécheurs avait changé, auraient dû, à leur tour, se convertir. Mais ils n'en ont rien fait, et Jésus les a trouvés tout aussi rétifs au message du Royaume.

Quant à nous, il nous appartient d'interpréter pour nous-mêmes la parabole dans la direction que Jésus lui-même a esquissée. L'affirmation de base reste la même : Dieu est Père ; il connaît bien ses fils et ses filles, leur histoire personnelle et leur tempérament. Ce qui l'intéresse, c'est le fond de notre cœur, cette région secrète de nous-mêmes, que seul l'Esprit de Dieu peut sonder, et où s'élaborent les choix décisifs, les conversions et les engagements.

Parfois nous en restons au niveau du dire. Comme par habitude, nous disons : "Oui, Seigneur", "Oui, Père", mais le cœur  ne suit pas, les œuvres ne viennent pas et le Seigneur ne nous retrouve pas dans sa vigne.

Parfois quelque chose se durcit ou se bloque dans notre relation à Dieu, et parce que la foi nous remet en Exode, parce que notre allégeance au Christ étonne autour de nous, ou encore parce qu'une souffrance rend le visage de Dieu méconnaissable, nous ne retournons agressivement contre lui : "Non, je n'irai pas la vigne, non je ne veux pas continuer à m'oublier ; non je ne veux plus servir dans ces conditions qui me sont faites."

Ce refus peut durer un jour, une semaine, s'étaler sur toute une tranche de vie, et la tristesse, alors, s'installe dans notre cœur. Mais le Père nous connaît ; il patiente, et pourvoit sans nous au soin de la vigne. Et quand le moment vient où nous prenons conscience de l'amour que nous avons blessé, nous revenons à la vigne où travaillent nos frères, et sans un reproche, Dieu nous dit : "Je t 'attendais".


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Dans les visions de Maria Valtorta
la-parabole-des-deux-fils
Date
4 mai 29
Lieu
Plaine de Saron
Livre
Tome 6 - ch 407.6
3ème année vie publique

 (...) Puis Jésus parle :

       « Que la paix soit avec vous. A vous tous qui m’entourez, je veux proposer une parabole. Que chacun en recueille l’enseignement et la partie qui lui convient davantage.

       Ecoutez : un homme avait deux fils. S’étant approché du premier, il lui dit :

       “ Mon fils, viens travailler aujourd’hui à la vigne de ton père. ”

       C’était une grande marque d’honneur de son père ! Il jugeait son fils capable de remplir la charge qu’il avait accomplie jusqu’alors. C’était signe qu’il voyait en son fils de la bonne volonté, de la constance, des capacités, de l’expérience, et un amour filial. Mais le fils, un peu distrait par les plaisirs du monde, craignant de ressembler à un serviteur — Satan se sert de ces mirages pour éloigner du bien —, redoutant des moqueries et peut-être aussi des représailles de la part d’ennemis de son père, qui n’osaient pas lever la main sur celui-ci, mais auraient eu moins d’égards pour son fils, répondit :

       “ Je n’y vais pas. Je n’en ai pas envie. ”

       Le père alla trouver son autre fils pour lui faire la même demande qu’au premier. Et le second fils répondit aussitôt :

       “ Oui, père, j’y vais de ce pas. ”

       Pourtant, qu’arriva-t-il ? Le premier fils avait l’âme droite. Après un moment de faiblesse dans la tentation, de révolte, il se repentit d’avoir déplu à son père et, sans rien dire, il alla à la vigne. Il travailla toute la journée, jusque tard dans la soirée, puis rentra à la maison, satisfait, avec dans le cœur la paix du devoir accompli. Le second, au contraire, était menteur et faible : il sortit de la maison, c’est vrai, mais ensuite il perdit son temps à flâner dans le village, à faire des visites inutiles à des amis influents dont il espérait tirer quelque profit. Et il disait dans son cœur :

       “ Notre père est vieux et il ne sort plus de la maison. Je lui dirai que j’ai obéi, et il le croira…”

       Mais, le soir venu pour lui aussi, il revint à la maison. Son air las d’homme oisif, ses vêtements sans faux plis, son manque d’assurance en saluant son père qui l’observait et le comparait à l’aîné — qui était rentré fourbu, sale, mal peigné, mais joyeux et sincère avec son regard franc, humble et bon, qui, sans vouloir se vanter du devoir accompli, voulait pourtant dire à son père : “ Je t’aime, et avec vérité, à tel point que, pour te faire plaisir, j’ai vaincu la tentation”, — parlaient clairement à l’intelligence du père, qui embrassa son fils fatigué en lui disant :

       “ Tu es béni parce que tu as compris l’amour ! ”

      En effet, qu’en pensez-vous ? Lequel des deux avait aimé ? Vous dites certainement : “ C’est celui qui a fait la volonté de son père. ” Or qui l’a faite ? Le premier ou le second fils ?

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