FR-Evangile-Illustre-2015-10-16 Logo Évangile
L'évangile du jour
« Soyez sans crainte » (Lc 12, 1-7)

En ce temps-là, comme la foule s’était rassemblée par milliers au point qu’on s’écrasait, Jésus, s’adressant d’abord à ses disciples, se mit à dire : « Méfiez-vous du levain des pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est couvert d’un voile sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu en pleine lumière, ce que vous aurez dit à l’oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis : Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d’envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c’est celui-là que vous devez craindre. Est-ce que l’on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous. Or pas un seul n’est oublié au regard de Dieu. À plus forte raison les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus qu’une multitude de moineaux. » 


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Méditer avec les Carmes
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"Il n'y a rien de voilé qui ne doive être dévoilé, rien de secret qui ne doive être connu."

Ces paroles de Jésus, et le court commentaire qu'il en donne aussitôt, sont à entendre probablement à deux niveaux.

Jésus semble viser d'abord le comportement moral des disciples. Il vient de les mettre en garde contre l'hypocrisie, qu'il appelle "le levain des Pharisiens", et il les exhorte maintenant à se garder de toute dissimulation. Un homme, en effet, ne pourra pas toujours donner le change : tôt ou tard il laissera voir son être profond et ses véritables motivations. De plus, ce qui peut être caché un moment aux hommes n'est pas secret pour Dieu. Dès lors toutes nos précautions sont vaines, toutes nos cachotteries sont inutiles: la vérité a sa logique, et c'est elle qui triomphera. Rien ne sert de camoufler ni de calculer : à ce jeu nous serions perdants. Ne prenons pas ce risque: notre habileté se retournerait contre nous.

D'emblée Jésus veut donc placer toutes nos paroles et toute notre action dans la lumière exigeante de l'Évangile. Il nous demande de n'accepter en nous aucune motivation qui soit inavouable, de n'admettre en nous aucune habileté qui biaise avec notre vérité ou qui blesse celle des autres ; car l'hypocrisie, elle aussi, sera mise tôt ou tard en lumière. Seule la vérité libère et fait grandir.

À un deuxième niveau la parole de Jésus concerne le rayonnement apostolique des disciples et l'annonce de la bonne nouvelle ; et Jésus précise : "C'est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans les ténèbres sera entendu au grand jour, et ce que vous aurez dit à l'oreille, dans les pièces les plus retirées, sera proclamé sur les toits".

Là encore la transparence est nécessaire, et tranchera sur les habitudes que Jésus reproche aux Pharisiens.

Là surtout la vérité est seule admise, car le Fils de Dieu lui-même est le contenu du message : "Nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens" (1 Co 1,23).

Mais cette annonce du mystère de Jésus-Christ, même si elle déroute les prévisions des hommes, est destinée à la terre entière, car "l'Évangile est une force de Dieu pour le salut" (Rm 1,16), et la proclamation de la parole est dotée par l'Esprit d'une puissance qui la rend efficace et finalement triomphante. Ce que nous aurons dit du message de Jésus en toute discrétion dans le secret d'une chambre ou d'un bureau, ce que nous aurons suggéré à l'oreille d'un frère ou d'une sœur à la recherche de Dieu, sera peut-être redit, amplifié, proclamé, divulgué au grand jour, de terrasse en terrasse, de journal en revue, de radio en radio.

Dans cette certitude de la victoire de la parole, tout au long du temps de l'Église, s'enracine la hardiesse des témoins de l'Évangile. Parce qu'ils sont adossés aux promesses du Christ, ils ne se laissent pas intimider par les calomnies ou les menaces, ni paralyser par leurs propres limites. Leur fidélité peut fléchir à certaines heures et leurs projets missionnaires échouer en partie, mais "la parole du Seigneur accomplira sa course" (2 Th 3,1).

Ce succès du message sera, en tout temps, l'œuvre de l'Esprit, et échappera souvent à nos prévisions comme à nos analyses. Dans bien des cas nous ne pourrons articuler la parole de Dieu qu'avec précaution, et sur le mode de la confidence, au moment où le cœur de l'homme sera prêt à la recevoir. Parfois des mois de témoignage muet seront nécessaires pour préparer et authentifier une référence à l'Évangile, et lors des persécutions les témoins de Jésus se verront contraints de "parler dans les ténèbres". Mais le moment du dévoilement viendra toujours, à l'heure de Dieu, et jusqu'à l'heure de la grande moisson les missionnaires de Jésus travailleront dans l'espérance, "pleins d'assurance en l'appui du Seigneur, qui rendra témoignage à la parole de sa grâce" (Ac 14,3).


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
23 mai 29
Lieu
Jourdain
Livre
Tome 6 - ch 421.6
3ème année vie publique

       (…) La foule gronde. Jésus fait un geste pour imposer le silence :

       « N’accueillez pas dans votre cœur ce qui vient d’eux, ni leurs insinuations, ni leurs explications, et pas même l’idée : “ Ils sont méchants et pourtant ils triomphent. ” Ne vous rappelez-vous pas les paroles de la Sagesse : “ Bref est le triomphe des criminels ” et celles des Proverbes : “ Mon fils, ne suis pas l’exemple des pécheurs et n’écoute pas les paroles des impies, car ils sont pris dans les chaînes de leurs propres méfaits et trompés par leur grande sottise ” ? N’accueillez pas en vous ce qui vient de ceux que vous-mêmes, malgré votre imperfection, estimez injustes : vous feriez place au levain qui les corrompt. Or le levain des pharisiens, c’est l’hypocrisie. Qu’elle n’existe jamais chez vous, ni à l’égard des formes du culte rendu à Dieu, ni dans vos relations avec vos frères. Gardez-vous du levain des pharisiens. Pensez qu’il n’est rien de secret qui ne puisse être découvert, rien de caché qui ne finisse par être connu.

       Vous le voyez : ils m’avaient laissé partir, puis ils ont semé la zizanie là où le Seigneur avait semé le bon grain. Ils croyaient avoir agi avec subtilité et être victorieux. Et il aurait suffi que vous ne m’ayez pas trouvé, que j’aie passé le fleuve sans laisser de traces sur l’eau qui reprend son aspect après que la proue l’a fendue, pour que triomphe leur mauvaise action, présentée sous un jour favorable. Mais leur jeu a vite été découvert et leur œuvre malfaisante neutralisée. Cela concerne tous les actes de l’homme.

       Mais il en est Un au moins qui les connaît et sait y parer : Dieu. Ce qui est dit dans l’obscurité finit par être dévoilé par la Lumière, ce que l’on ourdit dans le secret d’une chambre peut être découvert comme si on l’avait tramé sur une place publique. C’est que tout homme peut avoir un délateur. Tout homme est vu par Dieu, qui peut intervenir pour démasquer les coupables.

       (…) Voilà pourquoi il faut toujours agir honnêtement pour vivre dans la paix. Et celui qui se conduit ainsi ne doit pas avoir peur, ni en cette vie, ni en l’autre. Non, mes amis, je vous le dis : que celui qui agit en juste ne craigne rien.

       Qu’il n’ait pas peur de ceux qui tuent, de ceux qui peuvent tuer le corps mais rien de plus. Voici plutôt ce que vous devez craindre : craignez ceux qui, après vous avoir fait mourir, peuvent vous envoyer en enfer, c’est-à-dire les vices, les mauvais compagnons, les faux maîtres, tous ceux qui vous insinuent le péché ou le doute dans le cœur, ceux qui, au-delà du corps, essaient de corrompre votre âme et de vous amener à vous séparer de Dieu et à désespérer de la miséricorde divine. C’est cela que vous devez redouter, je vous le répète, car alors vous serez morts pour l’éternité.

       Mais pour le reste, pour votre existence, ne craignez rien. Votre Père ne perd pas de vue un seul de ces petits oiseaux qui font leurs nids dans le feuillage des arbres, et aucun d’eux ne tombe dans le filet sans que son Créateur le sache. Pourtant, leur valeur matérielle est bien petite : cinq passereaux valent deux as. Quant à leur valeur spirituelle, elle est nulle. Malgré cela, Dieu s’en occupe. Comment donc ne prendrait-il pas soin de vous, de votre vie, de votre bien ? Le Père connaît même le nombre des cheveux de votre tête, et aucune injustice commise envers ses enfants ne passe inaperçue : vous êtes en effet ses enfants, et vous avez bien plus de valeur que les passereaux qui font leurs nids sur les toits et dans les feuillages. (…)

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