FR-Evangile-Illustre-2016-10-02
November 10, 2020 - Saint Léon le Grand
Logo Évangile
L'évangile du jour
« Nous sommes de simples serviteurs » (Lc 17, 7-10)

En ce temps-là, Jésus disait : « Lequel d’entre vous, quand son serviteur aura labouré ou gardé les bêtes, lui dira à son retour des champs : “Viens vite prendre place à table” ? Ne lui dira-t-il pas plutôt : “Prépare-moi à dîner, mets-toi en tenue pour me servir, le temps que je mange et boive. Ensuite tu mangeras et boiras à ton tour” ? Va-t-il être reconnaissant envers ce serviteur d’avoir exécuté ses ordres ? De même vous aussi, quand vous aurez exécuté tout ce qui vous a été ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs : nous n’avons fait que notre devoir” » 


Logo Méditation des Carmes
Méditer avec les Carmes
ChambordGIMP

Nous voilà à première vue bien loin des habitudes sociales qui ont prévalu en Occident : Jésus met en scène un serviteur qui, après une journée de labour ou de marche derrière le troupeau, doit encore préparer le repas du maître et attendre, en tablier, qu'il ait fini tranquillement de manger et de boire.

Même pour l'époque de Jésus les traits sont volontairement forcés, et le maître, dans le texte, insiste comme à plaisir sur ses droits d'employeur. Il ose même dire, sans sourciller, au serviteur : "Tu mangeras et tu boiras ... après !"

Le plus surprenant, et le plus révoltant en un sens, est que le serviteur ne semble avoir droit à aucun merci, alors qu'il a accompli tout ce qu'on lui demandait. Les faits sont présentés par Jésus comme pour faire monter en nous la réprobation et le scandale. Jésus compte, visiblement, sur notre réaction indignée, et il souligne le cynisme des maîtres humains pour mieux mettre en lumière les droits de Dieu.

Dieu notre Maître n'a besoin ni de manger ni de boire, mais c'est lui qui nous fait connaître sa volonté. Dieu ignore la tyrannie, et pourtant, du lever au sommeil, tout le temps de nos journées lui appartient. Dieu ne réclame jamais, mais il a droit à tout.

Pour Jésus, cette seigneurie de Dieu sur la vie quotidienne de l'homme est une donnée immédiate, une sorte d'évidence paisible : nous sommes les serviteurs du Maître de l'histoire. Et parce que cette destinée de service est notre réel devant Dieu, elle ne doit susciter en nous, selon Jésus, qu'une joie toute simple, la joie de coïncider jour après jour, et tout le long du jour, avec le vouloir du Père : "Quand vous aurez fait tout ce qui vous a été commandé (sous-entendu : par Dieu), dites : Nous sommes des serviteurs (maintenant) inutiles. Ce que nous devions faire, nous l'avons fait. C'est tout !"

De fait ce paradoxe d'une fidélité toujours plus oublieuse d'elle-même se vérifie dans la vie des serviteurs et des servantes de Dieu.

À partir du moment où le vouloir de Dieu devient notre nourriture, nous restons toujours sur notre faim. Même quand nos journées sont remplies à ras bord, nous les sentons encore pauvres d'amour.

Quand nous avons fait ce que nous devions faire, nous avons tout juste préparé la page où Dieu va écrire. Ce n'est pas rien qu'une journée soumise et remise à Dieu, mais c'est si peu que rien en regard des besoins du Royaume.

Et surtout, plus nous essayons d'aimer notre Dieu, plus il nous semble normal de le servir. Quand la fidélité sera devenue le quotidien, notre quotidien de pauvres de cœur, quand la remise à Dieu des œuvres de nos mains sera devenue un réflexe et un plaisir, quand l'obéissance filiale, les années passant, sera devenue ordinaire, alors nous nous serons approchés de la sagesse de notre Maître ; car notre Dieu merveilleux est passionné de vie ordinaire, et c'est dans l'ordinaire qu'il aime accomplir ses merveilles.

C'est bien pourquoi Jésus a vécu trente ans à Nazareth.

Un jour viendra - et Dieu en garde le secret - où nous dirons, comme Jésus au sommet de sa vie, au sommet de la Croix : "Tout est accompli". Alors, au repas de la gloire, le Fils de Dieu lui-même nous servira, comme il nous sert déjà aujourd'hui pour le repas du voyage.


Logo Maria Valtorta
Dans les visions de Maria Valtorta
la-mauvaise-humeur-de-judas.jpg
Date
24 mai 29
Lieu
Jourdain
Livre
Tome 6 - ch 422.7
3ème année vie publique

       (…) Ecoutez : en vérité, je vous dis que personne ne doit se vanter de faire son devoir et exiger des faveurs spéciales pour ce qui est une obligation.

       Judas a rappelé que vous m’avez tout donné ; et il m’a dit qu’en retour, j’ai le devoir de vous satisfaire pour ce que vous faites.

       Mais rendez-vous un peu compte : il y a parmi vous des pêcheurs, des propriétaires terriens, plus d’un qui possède un atelier, et Simon le Zélote qui avait un serviteur. Eh bien, quand les employés de la barque, ou les journaliers qui vous aidaient à l’oliveraie, à la vigne ou dans les champs, ou encore les apprentis de l’atelier, ou simplement le fidèle domestique qui s’occupait de la maison ou de la table, avaient fini leur travail, vous mettiez-vous par hasard à les servir ?

       Et n’en est-il pas ainsi dans toutes les maisons et toutes les affaires ? Quel homme, ayant un serviteur qui laboure ou qui fait paître, ou un ouvrier à l’atelier, lui dit quand il a fini le travail : “ Passe tout de suite à table ” ? Personne. Au contraire, soit qu’il revienne des champs, soit qu’il ait déposé ses outils, tout maître dit : “ Fais-moi à dîner, mets-toi en tenue et, avec des vêtements propres, sers-moi pendant que je mange et que je bois. Ton tour viendra ensuite. ” Et on ne peut pas dire que cela soit de la dureté de cœur. Car l’employé doit servir son maître, et ce dernier n’a aucune obligation envers lui sous prétexte qu’il a obéi aux ordres reçus le matin. En effet, si le maître a le devoir de se montrer humain à l’égard de son serviteur, celui-ci a aussi le devoir de ne pas être paresseux et dilapidateur, mais de coopérer au bien-être de celui qui l’habille et le nourrit. Supporteriez-vous que vos matelots, vos ouvriers agricoles ou autres sous-ordres, vous disent : “ A ton tour de me servir, puisque, moi, j’ai travaillé ” ? Je ne crois pas.

       Il en va de même pour vous : quand vous regardez ce que vous avez accompli et ce que vous accomplirez pour moi — et, à l’avenir, ce que vous ferez pour poursuivre mon œuvre et continuer à servir votre Maître —, vous verrez que vous êtes toujours restés en-deçà de ce qu’il était juste de faire pour être au niveau de tout ce que vous avez reçu de Dieu. Vous devrez donc toujours dire : “ Nous sommes des serviteurs inutiles, puisque nous n’avons fait que notre devoir. ” Si vous raisonnez ainsi, vous ne sentirez plus de prétentions ni de mécontentements s’élever en vous, et vous agirez avec justice. »

Jésus Aujourd'hui est une application qui nécéssite l'utilisation d'un navigateur moderne et l'activation de Javascript.

Il semble que votre navigateur ne remplisse pas ces conditions, pour résoudre ce probleme veuillez essayer ce qui suit :