FR-Evangile-Illustré-2015-01-13v1
January 31, 2021 - Saint Jean Bosco
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L'évangile du jour
« Il enseignait en homme qui a autorité » (Mc 1, 21-28)

Jésus et ses disciples entrèrent à Capharnaüm. Aussitôt, le jour du sabbat, il se rendit à la synagogue, et là, il enseignait. On était frappé par son enseignement, car il enseignait en homme qui a autorité, et non pas comme les scribes. Or, il y avait dans leur synagogue un homme tourmenté par un esprit impur, qui se mit à crier : « Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : tu es le Saint de Dieu. » Jésus l’interpella vivement : « Tais-toi ! Sors de cet homme. » L’esprit impur le fit entrer en convulsions, puis, poussant un grand cri, sortit de lui. Ils furent tous frappés de stupeur et se demandaient entre eux : « Qu’est-ce que cela veut dire ? Voilà un enseignement nouveau, donné avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent. » Sa renommée se répandit aussitôt partout, dans toute la région de la Galilée.


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Méditer avec les Carmes
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Sous l'Ancienne alliance, lorsqu'on parlait de la sainteté de Dieu, on exprimait trois choses à la fois, trois composantes inséparables :

-        la sainteté - majesté, c'est-à-dire la distance du créé au Créateur, la sainteté du Tout Autre, chantée en Isaïe, chap.6, par les Séraphins : "Saint, saint, saint le Seigneur Dieu de l'univers ; le ciel et la terre sont remplis de sa gloire."

-        la sainteté comme emprise sacrée de Dieu sur les choses, les lieux et les hommes, c'est-à-dire la sainteté qui consacre, qui met à part, qui réserve à Dieu ; et ainsi l'on parlait du Temple saint, parce que le Dieu saint y habitait, de la Loi sainte, parce que s'y exprimait la volonté de Dieu ;

-        mais la sainteté de Dieu offrait une troisième composante : elle était ressentie comme une plénitude de vie offerte aux hommes, tournée vers l'homme, et s'ouvrant à la communion avec l'homme, bref :  la sainteté du Dieu Tout Proche.

Cette richesse de l'idée de sainteté, quand il s'agit de la sainteté de Dieu, donne tout son poids à la scène que les Évangélistes situent à Capharnaüm, au début de la prédication de Jésus.

Dans la synagogue, tout le monde est suspendu aux paroles de Jésus, quand, dans la foule, un énergumène met à vociférer : "Jésus de Nazareth, es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu !"

Derrière ce cri, il faut voir beaucoup plus que la lucidité d'un malade mental, impressionné par la personne de Jésus. Car l'homme dit "nous" : "Que "nous" veux-tu ? qu'avons-"nous" à  faire avec toi ?", et ce "nous" renvoie, non pas aux braves gens qui écoutent Jésus, mais à toutes les forces du refus que l'Ennemi voudrait mobiliser. La présence et la parole de Jésus sont tellement impressionnantes que les forces du mal elles -mêmes sont contraintes de crier la vérité : "Tu es le Saint de Dieu", et tu es saint d'une sainteté qui vient de Dieu et qui révèle Dieu.

Ce qui transparaît ainsi à travers Jésus, c'est bien, en effet :

- une sainteté - majesté, cette autorité de Jésus qui frappe les auditeurs, et qui vient de l'intérieur  de lui-même,

- une emprise sacrée sur le cœur des hommes, tellement forte et immédiate qu'elles chasse l'esprit mauvais,

- une plénitude de vie qui émane de Jésus et qui s'offre aux hommes, comme une amitié toute gratuite, cet amitié qui fait si peur aux possédés et qu'ils refusent frénétiquement : "Es-tu venu pour nous perdre ?"

Nous ne sommes pas des possédés, mes Sœurs, et aucune d'entre vous ne s'est mise à crier. Et pourtant, ne sommes-nous pas visités, à certaines heures, par l'Esprit du refus ? par une certaine peur de la lumière ? Nous sentons bien, parfois, que l'Évangile de Jésus voudrait bousculer nos réflexes de fermeture, d'autosuffisance, que la parole vivante et puissante de Jésus voudrait pénétrer, comme le glaive de l'Esprit, à la jointure de notre cœur, là où se décident l'accueil ou l'imperméabilité, le dialogue ou le mutisme, la docilité ou le raidissement, la transparence ou la dissimulation, le découragement ou l'espérance. Nous percevons clairement que l'amour de Dieu voudrait chasser de nous toute crainte, mais nous nous défendons, pour sauver quoi ? - une misère, une misère d'autonomie devant Dieu et devant nos frères ou nos sœurs.

Le Christ s'offre à notre amitié, il s'offre à faire de nous des êtres de communion, et nous répondons : "Es-tu venu pour me perdre ?". Que cette Eucharistie soit pour nous la rencontre du Fils de Dieu qui rend libre, et l'accueil de sa nouveauté, toujours imprévisible.

Que l'Esprit nous donne force et lumière pour redire au Christ vainqueur : "Je sais qui tu es, le Saint de Dieu, et que tu viens pour me sauver, pour nous sauver. Que me veux-tu, Jésus de Nazareth ?

Seigneur, que veux-tu de moi ?"


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Dans les visions de Maria Valtorta
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Date
8 mai 27
Lieu
Capharnaüm
Livre
Tome 1 - ch 59.7
1ère année vie publique

       (…) Jésus regarde la foule, étonnée de la discussion, choquée et divisée en opinions contraires. Il cherche quelqu’un avec ses yeux de saphir, puis crie à haute voix :

       « Aggée, approche-toi, je te l’ordonne ! »

       Murmures dans la foule qui s’ouvre pour laisser passer un homme secoué de tremblements et soutenu par une femme.

       « Connais-tu cet homme ?

       – Oui, c’est Aggée, fils de Malachie, d’ici, de Capharnaüm. Il est possédé par un esprit malin qui le fait entrer dans des accès de folie furieuse et soudaine.

       – Tout le monde le connaît ? »

       La foule crie :

       « Oui, oui.

       – Quelqu’un peut-il dire qu’il m’a parlé ne serait-ce quelques minutes ? »

       La foule crie :

       « Non, non, il est comme hébété et ne sort jamais de chez lui, et personne ne t’y a jamais vu.

       – Femme, amène-le moi. »

       La femme le pousse et le traîne ; le pauvre homme tremble d’autant plus fort.

       Le chef de la synagogue avertit Jésus :

       « Attention ! Le démon va le tourmenter… et alors il s’excite, griffe et mord. »

       La foule s’écarte en se pressant contre les murs.

       Les deux hommes sont désormais en face l’un de l’autre. Un instant de résistance. On dirait que l’homme, habitué au mu­tisme, a du mal à parler et gémit. Puis sa voix s’articule :

       « Qu’y a-t-il entre toi et nous, Jésus de Nazareth ? Pourquoi es-tu venu nous tourmenter, nous exterminer, toi, le Maître du ciel et de la terre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. Aucun être charnel ne fut plus grand que toi parce que dans ta chair d’homme est renfermé l’Esprit du Vainqueur éternel. Tu m’as déjà vaincu dans…

       – Tais-toi et sors de lui, je te l’ordonne ! »

       L’homme est pris d’une étrange agitation. Il tremble par à-coups comme s’il y avait quelqu’un qui le maltraitait en le poussant et le secouant. Il hurle d’une voix inhumaine, écume, puis est plaqué au sol d’où il se relève ensuite, étonné et guéri (…)

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